Jean-Paul Gaultier renoue avec la transgression sous la direction de Duran Lantink
La maison Jean-Paul Gaultier marque un tournant radical avec la nomination du créateur néerlandais Duran Lantink comme directeur artistique. Sa première collection printemps-été 2026, dévoilée dimanche 5 octobre à Paris, réaffirme l'ADN provocateur de la marque tout en y insufflant une vision contemporaine.
Une collection qui bouscule les codes
Le créateur néerlandais, connu pour son approche anti-consumériste, propose une collection audacieuse où les corps sont exposés à travers des tissus seconde peau et des jeux de trompe-l'œil anatomiques. Les silhouettes défient les conventions :
- Body orange moulant aux accents fétichistes
- Veste masculine transformée en armure souple sans pantalon
- Manteau blanc surdimensionné aux volumes sculpturaux
Une nouvelle approche de la transgression
"La mode doit retrouver sa capacité à déranger", affirme Lantink, qui refuse la provocation marketing au profit d'une démarche plus authentique. Sa vision repose sur :
- La confusion délibérée entre peau et tissu
- L'effacement des frontières homme-femme
- L'exposition assumée de la vulnérabilité
Un héritage réinventé
Spécialiste de l'upcycling, Lantink partage avec Gaultier le refus des hiérarchies entre haute couture et streetwear. Cette nomination symbolise la volonté de la maison de renouer avec son esprit punk originel, tout en l'adaptant aux enjeux contemporains.
Dans un contexte où la provocation est devenue monnaie courante, Lantink propose une nouvelle forme de transgression basée sur le désordre sensible plutôt que sur le scandale gratuit, réaffirmant ainsi la position avant-gardiste de la maison parisienne.