L’essentiel à retenir : la disparition d’Antony Price à 80 ans clôt un chapitre majeur du tailoring britannique. Architecte de l’esthétique glam rock, ce maître de la coupe a défini l’identité visuelle de légendes comme David Bowie et Roxy Music. Cette expertise technique, réaffirmée lors d’une ultime collaboration avec 16Arlington, lègue un héritage stylistique fondamental à la mode contemporaine.
Comment l’industrie du luxe peut-elle combler le vide laissé par l’architecte fondateur de l’esthétique glam rock ? Le récent décès d’Antony Price à 80 ans marque la fin brutale d’une époque pour le tailoring britannique et prive la mode de son sculpteur de silhouettes le plus exigeant. Ce bilan exclusif décrypte l’héritage technique du créateur derrière les légendes David Bowie ou Bryan Ferry et analyse la résonance actuelle de son style, célébré une dernière fois lors de sa collaboration stratégique avec la marque 16Arlington.
Disparition d’Antony Price : la fin d’une ère pour le tailoring britannique
Annonce du décès à 80 ans : un choc pour l’industrie
Le couperet est tombé ce mercredi 17 décembre 2025. Antony Price s’est éteint à l’âge de 80 ans. L’industrie de la mode perd aujourd’hui un pilier majeur et irremplaçable.
Né à Keighley, ses racines du Yorkshire ont forgé son caractère. Il a affiné son œil à la Bradford Art School avant de briller. Son passage au Royal College of Art a confirmé qu’il était un pur produit britannique.
Antony Price était un créateur de mode britannique reconnu, pilier de l’esthétique glam et visionnaire du tailoring.

Exigence technique : la signature d’un maître de la coupe sculptée
Ses pairs le considéraient unanimement comme un génie absolu de la coupe. Il ne se contentait pas de coudre, il construisait. Chaque veste sortant de son atelier était une véritable sculpture textile.
Price imposait une approche radicale des formes ajustées. Il sculptait le corps avec une exigence rare et intransigeante. Le vêtement devenait alors une seconde peau structurée, modifiant l’allure.
Cette rigueur technique permettait l’affirmation de son propre style par une architecture vestimentaire unique.
Sa technique reste aujourd’hui totalement inégalée. Il a redéfini la silhouette masculine moderne.
Antony Price : l’esthète derrière les silhouettes de David Bowie et Roxy Music
Le créateur de mode britannique Antony Price, célèbre pour avoir habillé des icônes telles que David Bowie et Bryan Ferry, est décédé à l’âge de 80 ans. Sa disparition a suscité de nombreux hommages. Au-delà du deuil, il laisse une empreinte indélébile, passant de la technique pure à l’application concrète de son génie sur les plus grandes scènes du rock mondial.
Construction visuelle : l’identité graphique du glam rock
Sa collaboration historique avec Bryan Ferry a façonné l’image de Roxy Music dès le départ. C’était une fusion totale et stratégique entre musique et mode. Le look était aussi important que le son pour l’identité du groupe.
Ses créations ont défini l’imagerie des années 70. Il maîtrisait les codes du style camp et cult avec une précision chirurgicale. Ses visuels restent gravés dans l’histoire de la pop culture britannique.
- L’esthétique glam rock.
- L’usage des matières brillantes.
- La structure des épaules.
- L’influence du cinéma classique.
Costumes iconiques : de la veste de Bowie aux pantalons de Jagger
La veste portée par David Bowie dans le clip As The World Falls Down demeure une référence absolue. C’est une pièce de collection mythique. Elle témoigne de la vision sculpturale du designer.
Il faut évoquer les célèbres pantalons de Mick Jagger pour la tournée Gimme Shelter. Antony Price savait comment habiller les rockstars. Il comprenait le mouvement sur scène mieux que quiconque.
Les costumes pastel portés par Duran Duran dans le clip Rio ont marqué les années 80 durablement. Ce style a défini une époque. C’était l’élégance poussée à son paroxysme visuel.
Cette minutie évoque le passage de l’art de Fabergé à l’art du vêtement scénique.
Héritage culturel : de la boutique Plaza à l’influence contemporaine
Boutique Plaza : le bastion futuriste de King’s Road
En 1979, Antony Price inaugure Plaza sur King’s Road, véritable ovni architectural. Cette boutique futuriste, point de ralliement des audacieux, bouscule les codes visuels établis avec son écran cinéma.
Ce lieu a façonné toute une génération en quête d’une identité forte. Les clients y cherchaient une allure unique, croisant parfois Amanda Lear ou Jerry Hall. Le style proposé était à la fois provocateur et chic.
L’impact visuel de Price traverse les décennies sans jamais faiblir. Voici une synthèse de cette évolution marquante et durable.
| Époque | Style Dominant | Icône associée |
|---|---|---|
| Années 70 | Glam | Roxy Music |
| Années 80 | New Romantic | Duran Duran |
| Années 2020 | Tailoring moderne | 16Arlington |
Rayonnement actuel : des clientes royales à la nouvelle garde
Le créateur de mode britannique Antony Price, décédé à 80 ans, a aussi habillé la reine Camilla. Il a su s’adapter à la noblesse. Son amitié avec Daphne Guinness était célèbre.
La mode britannique doit beaucoup à sa technique de « chirurgien de la robe ». Son héritage se voit dans chaque coupe ajustée aujourd’hui. Les designers actuels réinterprètent cette rigueur structurelle.
L’industrie salue la mémoire de cet architecte du vêtement dont le génie structurel reste inégalé. Une phrase capture l’essence de son travail.
Il a défini le look de toute une génération de rockstars, mêlant l’excentricité au savoir-faire traditionnel.
Hommages de l’industrie : la reconnaissance d’un génie visionnaire
Le créateur de mode britannique Antony Price, célèbre pour avoir habillé des icônes telles que David Bowie et Bryan Ferry, est décédé à l’âge de 80 ans. Sa disparition a suscité de nombreux hommages. C’est le signe d’une reconnaissance enfin unanime pour ce maître du ciseau.
Réactions des pairs : le salut de Nick Rhodes et Philip Treacy
Nick Rhodes, clavier de Duran Duran, pleure un ami loyal à la vivacité d’esprit redoutable. Philip Treacy, le célèbre modiste, salue quant à lui un talent brut et singulier. Pour eux, Price incarnait une intelligence rare.
Le British Fashion Council célèbre un véritable original qui a sculpté l’image d’une époque. Ce créateur d’images restait pourtant un visionnaire méconnu du grand public. Son influence sur le style londonien demeure indéniable. C’est un géant de l’ombre qui s’éteint.
La mode perd son plus grand architecte du glamour. Son nom restera gravé.
Derniers projets : la collaboration finale avec 16Arlington
Sa récente collaboration avec 16Arlington a marqué les esprits par sa justesse technique. On retient surtout cette robe portée par Lily Allen lors du défilé. C’était un retour en grâce spectaculaire pour le designer.
Cette création évoquait l’héritage de la « revenge dress » de Diana. Ses dernières pièces rappelaient cette élégance royale teintée de rébellion. À 80 ans, il n’avait rien perdu de sa superbe technique.
Son œuvre ultime synthétise parfaitement son parcours atypique :
- Robe en velours de Lily Allen
- Collaboration 16Arlington
- Travail pour la reine Camilla
- Hommages du 18 décembre
La disparition d’Antony Price scelle la fin d’une époque pour le tailoring britannique. Architecte du style glam rock et technicien hors pair, il laisse un héritage visuel colossal, réactualisé par son ultime collaboration avec 16Arlington. L’industrie salue aujourd’hui un visionnaire dont l’exigence a durablement façonné l’imagerie de la mode.