Les distributeurs français de l’habillement privilégient désormais la flexibilité dans leurs approvisionnements, avec une hausse significative des commandes à court terme au détriment des engagements long terme, selon une étude de l’Institut Français de la Mode présentée à Première Vision Paris.
Une évolution marquée des stratégies d’achat
La part des commandes à court terme dans l’approvisionnement a connu une progression notable, passant de 13% en 2023 à 19% en 2024, une tendance qui devrait s’accentuer en 2025. Cette évolution reflète l’adaptation des acteurs du secteur à un environnement économique incertain.
Les facteurs de changement
- L’inflation persistante des dernières années
- La prudence accrue des donneurs d’ordres
- Un marché peu dynamique nécessitant plus de réactivité
Une nouvelle répartition des approvisionnements
« Le marché peu dynamique avait calmé les ardeurs en termes de réassortiment », explique Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM. Cette situation évolue désormais vers un modèle plus équilibré entre engagements long terme et flexibilité.
Perspectives pour 2025
Si les commandes à long terme restent majoritaires, leur prédominance s’érode progressivement au profit d’une approche plus agile. Cette transformation répond à la nécessité d’une meilleure adaptation aux fluctuations du marché et aux changements rapides des comportements des consommateurs.
Ce virage stratégique dans les pratiques d’approvisionnement marque une rupture avec les modèles traditionnels et annonce une nouvelle ère dans la gestion des collections mode en France.